dimanche 18 décembre 2016

LE SYNDROME « PATTON »

C’est un syndrome qui ressemble fort à celui de Stockholm, dans lequel des gens pris en otage, finissent par soutenir la cause de leurs bourreaux.
Lors de la sortie du film « Patton », film de 1970, de  Franklin J. Schaffner, avec l’admirable Georges Scott, dans le rôle principal, il avait été dit, dans l’entourage de la production, que ce film avait été écrit comme un « boulet à charge » contre une vieille ganache, dans un soucis de faire une sorte de prosélytisme anti-militariste en vogue à l’époque, dans les milieux intellectuels américains. En tous les cas, c’est une opinion qui circulait fort à cette époque.
Non  seulement ce but supposé ne fut pas atteint, mais pire ! La gloire posthume de ce pauvre Patton s’en trouva portée au zénith ! Au lieu d’un vieux fou acariâtre, colérique, buté, borné, et obtus, on découvrait aussi un homme fragile, cultivé, sensible, intelligent, au courage physique indéniable, plein de doutes et d’angoisses. Si le propos avait été de démolir la statue d’un héros, le moins que l’on pouvait dire, c’est que c’était raté !
Pourquoi cette longue introduction ? Parce que le reportage de France2, jeudi dernier, m’y fait furieusement penser ! Je suis absolument persuadé que la rédaction et les journalistes de cette chaînes, dans une « mission » bien précise que tout le monde aura deviné, qu’à l’instar de « l’hystérique » Obama ne digérant toujours pas sa défaite, il s’agissait de démolir l’image de Poutine, dans l’esprit du public français.
Ohé les gars ! C’est raté ! C’est même exactement le contraire qui vient de se passer !

Le syndrome « Patton » a encore frappé. 


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