mardi 20 janvier 2015

Les États-Unis ; un parfait « État-voyou » ?

Pour ne pas commettre d'accusation mensongère, imprudente ou calomniatrice, il est toujours nécessaire de bien employer les termes adéquats et parfaitement bien définis.
C'est ainsi que je trouve sur l'encyclopédie en ligne cette définition de « l'État-voyou » :

L'expression d'état voyou renvoie à l'idée d'un État qui ne respecte pas les lois internationales les plus essentielles, organise ou soutient des attentats, ou viole de manière systématique les droits les plus élémentaires de l'être humain. La catégorie combine plusieurs diagnostics : militaire, géopolitique, politique ou encore économique.

L'appellation a été utilisée dans un premier temps par le gouvernement des États-Unis et certains de leurs alliés, comme le Royaume-Uni. Les accusations principales contre ces États sont l'appui, réel ou présumé, qu'ils accordent au terrorisme international et la possession ou l'ambition de posséder des armes de destruction massive.

-Un État qui ne respecte pas les lois internationales les plus essentielles. Tiens ? Nous n'en avons pas un magnifique exemple, tout récemment, sous les yeux ?

Alors un petit rappel historique est nécessaire : le 10 décembre 1984 est signée une convention internationale contre la torture :

La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants est un traité de droit international de promotion des droits de l'homme adopté sous l'impulsion des Nations unies dans le but d'empêcher la torture partout dans le monde.

Elle définit la torture comme «tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou tout autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite. Ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles»1.

Cette convention exige des États l'ayant ratifiée qu'ils prennent des mesures concrètes afin d'empêcher la torture à l'intérieur de leurs frontières et leur interdit de renvoyer dans leur pays d'origine des personnes qui risqueraient d'y être torturées. Elle a instauré le Comité de l'ONU contre la torture, chargé de son implémentation effective, et auquel tous les États signataires doivent rendre des rapports concernant la prise en compte du droit international dans leurs législations nationales.


États-Unis : Ronald Reagan présente la convention au Sénat en 1988 et conclut que sa ratification montrera le désir de mettre fin à l'odieuse pratique de la torture. Simultanément, l'Administration propose dix-neuf réserves qui repoussera de six ans sa ratification par le Sénat.

Donc, chacun comprendra que cette convention internationale SIGNEE par le gouvernement US a largement été violée lorsqu' un rapport sénatorial nous a infomé des tortures avérées, commises pas par les agents de la CIA. Circonstances agravantes, ces tortures ont eu lieu dans des prisons secrètes partout dans le monde et principalement en Europe !
Vous auriez pu croire que ceci allait ébranler les institutions américaines et provoquer un « tsunami » politique propre à lésarder toutes les fondations démocratiques de ce pays !
Pas du tout ! Tranquilles comme « Baptiste » les gars ! Même pas mal !
Et que peut-on lire dans un pays devenu le larbin de cet empire cynique, dans une presse couchée et servile ?

Les révélations sur l'utilisation de la torture par la CIA contre des membres présumés d'Al-Qaïda a déclenché de vives protestations partout dans le monde, mais cela ne devrait toutefois pas empêcher l'agence du renseignement américaine de conserver ses prérogatives.
Le rapport du Sénat américain rendu public mardi, qui détaille les mauvais traitements subis par les prisonniers et les mensonges de la CIA, est accablant.

Comme  nous sommes heureux de lire cela dans un journal français! C'est-y pas beau ?
Mais ils s'en tapent, les bougres ! Ils se foutent de nous et de la terre entière !
« Accablant » ? Mais pas pour eux : Rassurez-vous !
Alors résumons par ce triste et désespérant constat :
-Un État qui viole sciemment des lois internationales qu'il a lui même signées.
-Un État dont un des politiciens ment volontairement devant l'assemblée générale de l'ONU
-Un État qui provoque des guerres, des conflits qui font des millions de morts et de déplacés, qui envahit d'autres Etats sur ces mensonges avérés.
-Un État qui organise des attentats sous fausse bannière pour provoquer l'indignation orientée de son peuple.
Sommes-nous pas en droit, à notre tour, de le considérer légitimement comme un ÉTAT-VOYOU ?
Autre conclusion encore plus dramatique et plus effroyable ; plus que le terrorisme islamique promu, propagé, entretenu, financé, armé par des « État-voyous » il existe un autre « terrorisme » encore plus terrifiant et nécessaire à combattre, c'est le « terrorisme d’État » !







jeudi 15 janvier 2015

Le Diable est dans les détails



Cette expression, attribuée à Nietzsche, est très judicieuse pour bien vous expliquez ce qui m'a choqué ce matin.
Alain Bauer, éminent criminologue, spécialiste de sécurité et de lutte antiterroriste, franc-maçon notoire, et membre occasionnel du Bilderberg, nous faisait la « leçon » sur les dramatiques évènements de ces derniers jours. Pour se faire, il évoqua, bien naturellement, le conflit israélo-palestinien. Et c'est là que se glissa le petit « caillou » dans la chaussure de la démonstration. Vous savez, le petit «scrupule » dans le cothurne du légionnaire romain !
Au détour d'une phrase, que j'entendais dans un vague brouillard inattentif, j'ai surpris ce petit mot insignifiant, tout minuscule, presque invisible : « dits » ! Ah ! Il faut que je vous le place dans le contexte pour que vous compreniez mieux ! En parlant de la Palestine notre « frère trois points » s'exclama : « ….les territoires DITS occupés » ! Je sais que certaines subtilités de la langue française peuvent échapper à beaucoup de nos jeunes compatriotes très mal instruits par une éducation nationale en déroute ! Alors on va tenter de rectifier un manque possible.
La signification des  « territoires occupés » est légèrement différente de celle des « territoires dits occupés » ! Dans la première version les territoires sont occupés sans aucun doute possible. C'est une affirmation tranquille qui ne souffre d'aucune autre interprétation. Mais dans la deuxième version, tout est possible ! Ce petit mot, mine de rien, flanque tout par terre ! Il signifie que cette occupation n'est qu'un racontar, peut-être une galéjade ! Pire ! Une rumeur infondée propagée par des esprits dérangés, peut-être malhonnêtes, mais surtout incultes ! Vous saisissez maintenant l'ampleur du problème ?
Monsieur Bauer, qui est fin d'esprit, cultivé, n'a pas prononcé ce mot qui fâche, à la légère, par une « distraction » bien pardonnable. Non ! Non ! C'était un message subliminal lancé à des « amis », à des soutiens que je vous laisse deviner, et qu'il faut beaucoup ménager par les temps qui courent sous peine de graves ennuis!